Les secrets de l'île de Murano, près de Venise

Le verre de Murano, ce sont d'abord des couleurs éclatantes, pures, profondes.

Ayant traversé les siècles, sa renommée n'est plus à faire. Beaucoup de verriers l'utilisent sous forme de baguettes car il est parfaitement adapté pour être travaillé à la flamme du chalumeau.

Composé de silice (vitrifiant), de soude (fondant) et de chaux (stabilisant), les oxydes de minéraux donnent leur coloration au verre.

Il est fabriqué depuis le XIIIème siècle à Venise, et plus particulièrement sur l'île de Murano, dans la lagune. En effet les verreries furent installées en prévision d'éventuels incendies dûs aux fours allumés en permanence. Chaque maître verrier conservant jalousement le secret de fabrication, ne le transmettant qu'à son fils.

Aujourd’hui encore, les formules chimiques pour la composition des couleurs sont bien gardées, même si l’on ne fabrique plus que 66 couleurs différentes, alors qu’on a su en fabriquer plus de 300.

Les "murines", "millefiori" et "reticello" font partie des techniques ancestrales de verrerie d'art.

Dans mon travail de création, j'explore ces anciennes techniques, et ne cesse d'admirer à travers les collections des musées du monde entier, les techniques, souvent mystérieuses, mais toutes plus fascinantes les unes que les autres.

L'histoire de la perle d'art fait traverser les siècles. Mésopotamie, Égypte, Phénicie, monnaie d'échange en Afrique, artisans de Venise au XVIIIème, jusqu'au renouveau du métier de facteur de perles aux Etats-Unis.



L'Usine Effetre et la fabrication des canes:




Création de perles

au chalumeau

en verre de Murano